La vie trépidante de TANTOR !!

17 juin 2014

Interlude (pour détendre l'atmosphère)

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La dernière fois que j'ai vu Tantor (partie 3)

Résumé des épisodes précédents : j’aime mon chat Tantor (mais si vous le répétez je nierai), Tantor bave bizarrement (alors qu’avant il bavait normalement) donc je l’ai emmené chez le véto, et maintenant j’attends le résultat des analyses de Tantor (qui bave toujours bizarrement).

Le téléphone sonna.

C’est le véto qui voulait me voir pour parler des analyses. Il me parla avec une voix toute douce (mauvais signe). Il me demanda si j’avais des problèmes cardiaques et si j'étais capable, par exemple, d’encaisser de mauvaises nouvelles, voire de très très mauvaises nouvelles sans avoir besoin d’être réanimé. Puis il insista pour que je vienne avec un slip de rechange et avec un pantalon de rechange au cas où. (mmmm)(je pensais qu’il me cachait quelque chose)(encore un mauvais signe).

J'ai mis Tantor tout gluant de bave dans sa boite de transport. Il s'est laissé faire sans me cracher dessus, sans m’insulter, et sans me faire sa traditionnelle griffe d’honneur. (un mauvais signe de plus).

La rue était quasi déserte. Les habitants faisaient vite rentrer les enfants lorsqu’ils m’apercevaient. Les volets des fenêtres se fermaient sur mon passage. J'ai même vu des vautours tourner dans le ciel au-dessus de moi. (si ça c’était pas du mauvais signe, madame, je ne m’appellais pu Bigbruno mais Chochotos 1er).

Chez le véto la secrétaire avait plein de poussières dans l’œil qu’elle passait son temps à essuyer avec son mouchoir. Le véto avait installé une grosse horloge franc comtoise derrière son bureau, et le gros tic-tac était le seul bruit qui résonnait lentement dans les lieux. (ça commençait à me foutre sérieusement les boules cette histoire).

Le véto se leva lentement de son siège et se diriga vers moi en secouant doucement sa tête. Il posa sa main sur mon épaule et me dit : « C’est grave ! » (ce qui semblait être un nouveau fichu mauvais mauvais signe)(mais je me trompais peut-être).

Et là le véto posa ma boite à chat sur la table et en sortit mon Tantor (qui se laissa faire sans rien dire, yeux baissés). Et il caressa Tantor tout en me parlant avec des tas de mots compliqués.

« Blablabla Tantor blablabla résultats des analyses blablabla cancer de la langue blablabla pov ti chat blablabla grave blablabla ti minou blablabla très grave blablabla gouzigouzi le chat blablabla archi grave blablabla métastases blablabla faut être courageux blablabla vous pouvez changer de slip et de pantalon dans la pièce à côté blablabla et à part ça vous partez où en vacances blablabla…. »

J’ai regardé mon chat. Tantor m’a regardé. Le monde semblait s’écrouler autour de moi. Je ne voyais que les yeux de mon chat qui me fixaient. Il n’y avait alors que lui et moi qui existions. J’ai revu des tas d’épisodes de notre vie commune : la fois où il avait chié sur ma déclaration d’impôt, la fois où il avait disparu une semaine et que je l’avais retrouvé dans une communauté hippie, la fois où je l’avais emmené dans un magasin d’aspirateurs, la fois où j’ai voulu tester au bout de combien de mètres de haut un chat ne retombe plus sur ses pattes, la fois où j’ai fait mes besoins dans sa litière pour rigoler…Puis Tantor a baissé les yeux. Et je suis retombé brutalement sur terre avec l’envie de changer de slip et de pantalon.

J’ai demandé : « Je dois faire quoi alors ? »

Et le véto m’a répondu : « C’est à vous de prendre la décision ! »

Un homme est arrivé brusquement dans la pièce et s’est mis à parler très fort.

« Hop hop hop ! Attendez un peu ! Ne parlons pas trop vite ! Bonjour Monsieur, bonjour le chat Tantor,  je suis l’avocat de cette clinique vétérinaire. Alors voilà, nous n’avons pas le droit de vous conseiller quoi que ce soit au sujet de votre adorable petit chat. Si vous voulez, je dis bien, si VOUS voulez l’euthanasier, c’est votre idée, votre choix, c’est VOUS qui décidez tout ça tout seul de tuer votre merveilleux chatouninet qu’est Tantor. Ce n’est pas NOUS, c’est VOUS ! Est-ce bien clair ? »

Le véto a ajouté : « je peux vous donner des médicaments pour que Tantor se sente mieux. Mais vous savez, son état va se dégrader assez vite. Il ne va plus pouvoir se servir de sa langue, plus pouvoir déglutir, plus pouvoir se laver en se léchant, plus pouvoir mordre vos doigts de pieds qui dépassent de la couette, plus pouvoir avaler sans mâcher ses 5 kilos de mou, plus pouvoir laper son lait qui lui donne la chiasse putride d’un éléphanteau... Il ne faudrait pas que votre chat souffre trop longtemps. Vous allez devoir prendre une décision rapidement ! »

« VOTRE décision ! » a précisé l’avocat.

J’ai donc pris mon chat, les médicaments, et je suis retourné chez moi pour prendre MA décision.

(à suivre)

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03 avril 2014

La dernière fois que j'ai vu Tantor (Partie 2)

Ah ben oui c’est vrai, j’ai complètement oublié de vous raconter la fin de l’histoire drôle.

Bon alors j’en étais où ?

A 17h00 j'ai appelé le véto.

J'avais l'impression d'être un condamné à mort se dirigeant lentement en chariot vers l'échafaud, sous le son des tambours. Mon coeur battait si fort que j'ai eu du mal à comprendre la secrétaire du véto qui m'expliquait que c'était finalement le véto qui allait m'appeler plus tard.

J'avais maintenant l'impression d'être un condamné à mort attendant sur son chariot que le feu passe au vert, avant de pouvoir aller vers l'échafaud sous les cris des corbeaux (oui j'ai changé un peu le son, j'ai le droit).

Environ 6 mois plus tard, c'est à dire vers 17h11, le téléphone sonna.

J’ai laissé sonner le téléphone 4 fois avant de décrocher, parce je me suis dit qu’on allait croire que j’attendais à coté du téléphone l’appel du vétérinaire comme si j’avais des sentiments pour mon con de chat alors que non, pas du tout, je ne suis pas une chochotte.

« Allo oui ? Qui me demande, parce que j’étais très occupé à faire des tas de trucs très loin du téléphone ! Qui ? Une clinique vétérinaire ?? Mon chat ??? Quel chat ???? Quel nom vous dites ? Planctor ? Fluctror ? Aaaah Tantor oui oui, ça me dit quelque chose, je me rappelle maintenant oui… Alors quoi Tantor qu’est-ce qui lui arrive alors à ce bon vieux Tantor ?»

« Ecoutez Monsieur, au sujet de l’opération, heu…Votre chat… Je…Je suis désolé de vous dire que ... »

« Je l’savais, je l’savais, noooon, j’en étais sûr, j’aurais dû l’embrasser beaucoup plus maintenant c’est trop tard Tantor ne saura jamais que je l’aimais plus que tout au monde, mais comment je vais faire pour vivre maintenant, mais comment je vais faiiiiiire ?? »

« Monsieur ? Mais enfin calmez-vous un peu, vous êtes une chochotte ou quoi ? Allo ? Je voulais simplement vous dire que nous avons finalement décidé de ne pas l’opérer. Nous avons simplement fait des prélèvements et nous attendrons les résultats des analyses avant de décider de la marche à suivre. Vous pouvez passer chercher votre chat. »

Je suis donc parti en courant chercher mon chat chez le véto.

J’y suis arrivé tellement essoufflé que je n’arrivais à rien dire d’autre que des « pffff  pffff» et je faisais des tas de gestes en dégoulinant de sueur, les yeux exorbités.

La fille de l’accueil s’apprêtait à appeler les flics quand un docteur est apparu en disant « ah c’est sûrement la chochotte que j’ai eu au téléphone. Je vous rends votre chat. Nous vous appelerons quand nous aurons reçu le résultat des analyses. »

J’ai pensé en regardant le docteur, qu’il avait essayé sans réussir à faire une piqûre à mon chat pour l’endormir, car le docteur avait sa blouse en lambeaux et du sang s’écoulait de ses nombreuses griffures partout sur le corps. En plus il paraissait bien content de me rendre mon chat.

Je suis donc reparti avec mon chat dans sa boite à chat. Tantor ne disait rien. Il restait immobile au fond de sa boite, allongé sur des lambeaux de blouse blanche.

Chez moi, j’avais préparé une petite fête pour son retour : il y avait une vingtaine de gamelles contenant toutes les différentes croquettes pour chat que j’avais pu trouver et il y avait aussi 8 kilos de mou (oui le mou, le truc dégueu sanguinolent plein de boyaux, qu’on trouve pendu à un crochet sur le stand des bouchers sur le marché).

Une semaine plus tard, le téléphone sonna comme on entend le glas au loin (et ce n'était pas le glas du bide, ni les glas de la marine)...

(à suivre)

 

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Un petit dessin en attendant la suite !

Mais ?

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05 mai 2010

Super dessin animé de TANTOR !!

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Cliquez donc sur l'image pour voir le dessin animé !

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13 juin 2009

Les_aventures_de_tantor

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15 avril 2009

Interlude en bd !

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19 mars 2009

INTERLUDE : le jour où Tantor me sauva la vie

Imaginez une grippe de la mort, avec la fièvre, les courbatures et pas de maman qui s'occupe de vous car vous êtes devenu grand et que vous habitez seul (avec Tantor) dans un minuscule studio (mais tout de même elle aurait pu faire un effort ma feignasse de mère).

J'étais tellement gelé de grippe que j'ai décidé de pousser mon lit tout contre mon unique radiateur (électrique). Et bien évidemment Tantor faisait exprès de se mettre entre le radiateur et le lit, alors je lui disais "mais pousse toi sale con de chat stupide !" et à chaque fois il me regardait avec ses gros yeux de sale con de chat stupide puis se mettait à lécher une de ses pattes sans quitter sa place.

Alors je me suis dirigé vers le frigo pour l'ouvrir. Mais non, ce sale con de chat stupide faisait celui qui n'avait rien entendu et restait toujours entre le lit et le radiateur. J'ai eu beau secouer la boite à croquette et faire un concerto de Wagner en tambourinant sur des boites de bouffe à chat, non, Môssieur le sale con de chat stupide avait décidé de rester à sa place entre le lit et le radiateur, et même d'y mourir de faim s'il le fallait.

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"Mais pourquoi ne le virez-vous pas de derrière le lit, votre sale con de chat stupide ?" me direz-vous. Mais parce que je connais ce sale con de chat stupide et quand il ne veut pas bouger, il n'y a rien à faire. J'avais de la moquette par terre et j'avais beau attraper Tantor et tirer de toutes mes forces, il s'accrochait à la moquette de toutes ses griffes.

Fallait attendre qu'il se décide tout seul à arrêter de faire chier son monde. Et des fois ça pouvait durer des mois.

Et finalement je l'ai vu s'étirer, faire ses petits mouvements de gymnastique, puis décider de partir le plus lentement possible en se léchant un peu partout, histoire de me montrer qu'il s'en fiche complètement de moi qui fulmine de fièvre et de haine.

J'ai donc enfin pu pousser mon lit contre le radiateur électrique, et comme j'étais vraiment très fiévreux, j'ai posé sans réfléchir mes médicaments directement sur le radiateur pour qu'ils soient à portée de main.

Puis je me suis effondré et j'ai dormi de fièvre et de grippe.

Au cours de la nuit, Tantor me sauta dessus et miaula comme une fille qui découvre dans un magazine que Brad Pitt est gay.

J'ai finalement ouvert difficilement les yeux, j'avais très mal à la tête et j'avais du mal à respirer. et pour cause : mon studio était rempli d'un léger brouillard à cause de mes médicaments (flacons en plastique) qui avaient fondu sur mon radiateur brulant.

J’ai donc tendu le bras et ouvert la fenêtre. Puis je suis retombé dans les pommes fiévreuses de la grippe.

A mon réveil, Tantor ronronnait sur moi (c'est toujours la même chose, il adore que j'ai de la fièvre, comme ça il peut dormir sur moi bien au chaud). Je me suis dirigé vers le frigo, suivi par mon sale con de chat stupide qui m'avait sauvé la vie. Et j'ai rempli sa gamelle d'une triple portion.

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J'ai passé 3 jours à gratter et décoller les morceaux de plastiques cramés sur mon radiateur.

J'ai également passé 3 jours à expliquer à grands coups d'aspirateur dans sa tronche à mon sale con de chat stupide, que non, ça ne servait à rien qu'il attrape des trucs en plastique et qu'il les pose sur mon radiateur, non, il n'aurait pas de triple portion dans sa gamelle en faisant ça.
C'est vraiment stupide un chat.

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28 janvier 2009

La dernière fois que j’ai vu Tantor (partie 1)

Je préviens tout de suite, ce qui va suivre est de l’humour très noir (et en humour je suis loin d’être raciste). Le texte risque vraiment de choquer les amoureux des chats (qui sont généralement des grosses tapettes sensibles ou des gonzesses qui croient au prince charmant).

Tout avait commencé un jour ensoleillé où mon chat se faisait bronzer sur sa chaise, sur son balcon, les griffes en éventail. J’avais pour habitude d’avancer sans faire de bruit pour l’observer pendant qu’il somnolait comme un bienheureux (et plus d’une fois j’ai renoncé finalement à lancer des pétards sous sa chaise, tellement Tantor était si mignon quand il somnolait grassement).

Là le spectacle était encore plus drôle que d’habitude : mon chat bavait (et ce coup-ci ce n’était pas à cause du piment que j’avais mis dans sa pâtée, ni à cause du dentifrice que j’aimais mettre sur son cul rien que pour voir sa gueule toute pleine de mousse quand il se léchait le derrière). Un filet de bave s’écoulait de sa bouche et formait une petite flaque en dessous de la chaise.

Des fois je suis le roi de cons, car j’ai trouvé super mignon que mon chat bave en prenant son bain de soleil.

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2 semaines plus tard j’ai commencé à trouver moins mignon mon chat qui bavait toujours. J’ai tenté d’ouvrir de force la gueule de Tantor mais il refusait énergiquement de toutes ses griffes. Je l’ai alors jeté dans sa boite à chat et j’ai couru chez le vétérinaire. Puis je suis retourné chez moi prendre la boite à chat et j’ai recouru chez le vétérinaire.

Nos amis les vétérinaires sont blasés de tout, ils ne vont donc pas se mettre à pleurer avec vous dès que votre animal à une écharde à la patte. Moi J’ai eu droit à un simple « regardez, votre chat à une énorme tumeur sous la langue, il doit souffrir depuis longtemps, pauvre chat, il va falloir l’opérer samedi, mais il est très vieux votre chat, je ne sais pas si il va supporter l’opération, hé monsieur ça va, monsieur, bon sang ne vous évanouissez pas comme un grosse merde sur mon bureau, Nicole allez me chercher un verre d’eau, aaah et bon sang trouvez lui un pantalon propre ».

Mon chat et moi, de retour chez nous, on s’est regardé tout bizarrement. On était triste tous les deux. On se disait « merde la fin de l’aventure est proche on dirait ». J’ai même pensé « bordel qu’est-ce que je vais bien pouvoir foutre des tonnes de bouffe pour chat que j’ai stocké en cas de guerre mondiale ».

Puis le grand jour est arrivé. J’avais mis le chat à la diète la veille au soir. Et là il avait beau taper sur les boites de bouffe ou lécher ses gamelles vides en me regardant avec les même yeux que Bambi quand sa mère est morte, je ne lui ai toujours rien donné à manger. C’étaient les ordres du vétérinaire pour l’opération.

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J’ai embrassé très très fort Tantor, et je lui ai dit des tas de « je t’aime » comme une grosse tapette sensible ou comme une gonzesse qui croit au prince charmant. Puis je l’ai enfoncé dans sa boite à chat à grands coups de pieds (histoire de lui montrer que j’étais tout de même un mec, un vrai, viril avec du poil partout). Puis je l’ai emmené chez le véto. Je me suis effondré sur un banc couvert de fientes en face du véto pour attendre l’heure fatidique. J’étais venu seulement 6 heures en avance, histoire de souffler un peu pour déstresser. J’ai caressé tout le temps sa patte qui sortait de sa boite à chat. J’ai même pensé « si jamais tu t’en sors pas, je couperai ta patte et je la garderai en collier autour de mon cou pour pouvoir la caresser encore ».

Puis c’était l’heure. J’ai quitté le banc avec mes traces de fientes sur ma veste. J’ai donné en tremblant mon chat au véto. Il m’a dit « appelez-moi à 17h pour savoir comment ça s’est passé ». je suis sorti sans me retourner vers la boite à chat (pour montrer au véto que j’étais un mec, un vrai, viril avec du poil partout). Et je suis rentré chez moi à pieds, si lentement que je me faisais doubler par des petites vieilles en déambulatoire.

J’ai attendu 17h comme une femme attend l’ouverture des soldes. Tout s’est mis à tourner autour de moi. Je me suis posé des tas de questions : « Comment je vais faire sans lui ? » « Qu’est-ce que je vais devenir ? » « Est-ce que je lui ai assez dit que je l’aimais ? » « Mais pourquoi je l’ai frappé il y a 7 ans quand il a chié sur ma déclaration d’impôt ? J’aurais pas dû le frapper !» « Mais bon sang pourquoi le samedi soir il n’y a rien à la télé ? ». Puis j’ai composé le numéro du véto.

A suivre…

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