05 mai 2010
Super dessin animé de TANTOR !!
Cliquez donc sur l'image pour voir le dessin animé !
13 juin 2009
15 avril 2009
Interlude en bd !
19 mars 2009
INTERLUDE : le jour où Tantor me sauva la vie
Imaginez une grippe de la mort, avec la fièvre, les courbatures et pas de maman qui s'occupe de vous car vous êtes devenu grand et que vous habitez seul (avec Tantor) dans un minuscule studio (mais tout de même elle aurait pu faire un effort ma feignasse de mère).
J'étais tellement gelé de grippe que j'ai décidé de pousser mon lit tout contre mon unique radiateur (électrique). Et bien évidemment Tantor faisait exprès de se mettre entre le radiateur et le lit, alors je lui disais "mais pousse toi sale con de chat stupide !" et à chaque fois il me regardait avec ses gros yeux de sale con de chat stupide puis se mettait à lécher une de ses pattes sans quitter sa place.
Alors je me suis dirigé vers le frigo pour l'ouvrir. Mais non, ce sale con de chat stupide faisait celui qui n'avait rien entendu et restait toujours entre le lit et le radiateur. J'ai eu beau secouer la boite à croquette et faire un concerto de Wagner en tambourinant sur des boites de bouffe à chat, non, Môssieur le sale con de chat stupide avait décidé de rester à sa place entre le lit et le radiateur, et même d'y mourir de faim s'il le fallait.

"Mais pourquoi ne le virez-vous pas de derrière le lit, votre sale con de chat stupide ?" me direz-vous. Mais parce que je connais ce sale con de chat stupide et quand il ne veut pas bouger, il n'y a rien à faire. J'avais de la moquette par terre et j'avais beau attraper Tantor et tirer de toutes mes forces, il s'accrochait à la moquette de toutes ses griffes.
Fallait attendre qu'il se décide tout seul à arrêter de faire chier son monde. Et des fois ça pouvait durer des mois.
Et finalement je l'ai vu s'étirer, faire ses petits mouvements de gymnastique, puis décider de partir le plus lentement possible en se léchant un peu partout, histoire de me montrer qu'il s'en fiche complètement de moi qui fulmine de fièvre et de haine.
J'ai donc enfin pu pousser mon lit contre le radiateur électrique, et comme j'étais vraiment très fiévreux, j'ai posé sans réfléchir mes médicaments directement sur le radiateur pour qu'ils soient à portée de main.
Puis je me suis effondré et j'ai dormi de fièvre et de grippe.
Au cours de la nuit, Tantor me sauta dessus et miaula comme une fille qui découvre dans un magazine que Brad Pitt est gay.
J'ai finalement ouvert difficilement les yeux, j'avais très mal à la tête et j'avais du mal à respirer. et pour cause : mon studio était rempli d'un léger brouillard à cause de mes médicaments (flacons en plastique) qui avaient fondu sur mon radiateur brulant.
J’ai donc tendu le bras et ouvert la fenêtre. Puis je suis retombé dans les pommes fiévreuses de la grippe.
A mon réveil, Tantor ronronnait sur moi (c'est toujours la même chose, il adore que j'ai de la fièvre, comme ça il peut dormir sur moi bien au chaud). Je me suis dirigé vers le frigo, suivi par mon sale con de chat stupide qui m'avait sauvé la vie. Et j'ai rempli sa gamelle d'une triple portion.

J'ai passé 3 jours à gratter et décoller les morceaux de plastiques cramés sur mon radiateur.
J'ai également passé 3 jours à expliquer à grands coups d'aspirateur dans sa tronche à mon sale con de chat stupide, que non, ça ne servait à rien qu'il attrape des trucs en plastique et qu'il les pose sur mon radiateur, non, il n'aurait pas de triple portion dans sa gamelle en faisant ça.
C'est vraiment stupide un chat.
28 janvier 2009
La dernière fois que j’ai vu Tantor (partie 1)
Je préviens tout de suite, ce qui va suivre est de l’humour très noir (et en humour je suis loin d’être raciste). Le texte risque vraiment de choquer les amoureux des chats (qui sont généralement des grosses tapettes sensibles ou des gonzesses qui croient au prince charmant).
Tout avait commencé un jour ensoleillé où mon chat se faisait bronzer sur sa chaise, sur son balcon, les griffes en éventail. J’avais pour habitude d’avancer sans faire de bruit pour l’observer pendant qu’il somnolait comme un bienheureux (et plus d’une fois j’ai renoncé finalement à lancer des pétards sous sa chaise, tellement Tantor était si mignon quand il somnolait grassement).
Là le spectacle était encore plus drôle que d’habitude : mon chat bavait (et ce coup-ci ce n’était pas à cause du piment que j’avais mis dans sa pâtée, ni à cause du dentifrice que j’aimais mettre sur son cul rien que pour voir sa gueule toute pleine de mousse quand il se léchait le derrière). Un filet de bave s’écoulait de sa bouche et formait une petite flaque en dessous de la chaise.
Des fois je suis le roi de cons, car j’ai trouvé super mignon que mon chat bave en prenant son bain de soleil.
2 semaines plus tard j’ai commencé à trouver moins mignon mon chat qui bavait toujours. J’ai tenté d’ouvrir de force la gueule de Tantor mais il refusait énergiquement de toutes ses griffes. Je l’ai alors jeté dans sa boite à chat et j’ai couru chez le vétérinaire. Puis je suis retourné chez moi prendre la boite à chat et j’ai recouru chez le vétérinaire.
Nos amis les vétérinaires sont blasés de tout, ils ne vont donc pas se mettre à pleurer avec vous dès que votre animal à une écharde à la patte. Moi J’ai eu droit à un simple « regardez, votre chat à une énorme tumeur sous la langue, il doit souffrir depuis longtemps, pauvre chat, il va falloir l’opérer samedi, mais il est très vieux votre chat, je ne sais pas si il va supporter l’opération, hé monsieur ça va, monsieur, bon sang ne vous évanouissez pas comme un grosse merde sur mon bureau, Nicole allez me chercher un verre d’eau, aaah et bon sang trouvez lui un pantalon propre ».
Mon chat et moi, de retour chez nous, on s’est regardé tout bizarrement. On était triste tous les deux. On se disait « merde la fin de l’aventure est proche on dirait ». J’ai même pensé « bordel qu’est-ce que je vais bien pouvoir foutre des tonnes de bouffe pour chat que j’ai stocké en cas de guerre mondiale ».
Puis le grand jour est arrivé. J’avais mis le chat à la diète la veille au soir. Et là il avait beau taper sur les boites de bouffe ou lécher ses gamelles vides en me regardant avec les même yeux que Bambi quand sa mère est morte, je ne lui ai toujours rien donné à manger. C’étaient les ordres du vétérinaire pour l’opération.
J’ai embrassé très très fort Tantor, et je lui ai dit des tas de « je t’aime » comme une grosse tapette sensible ou comme une gonzesse qui croit au prince charmant. Puis je l’ai enfoncé dans sa boite à chat à grands coups de pieds (histoire de lui montrer que j’étais tout de même un mec, un vrai, viril avec du poil partout). Puis je l’ai emmené chez le véto. Je me suis effondré sur un banc couvert de fientes en face du véto pour attendre l’heure fatidique. J’étais venu seulement 6 heures en avance, histoire de souffler un peu pour déstresser. J’ai caressé tout le temps sa patte qui sortait de sa boite à chat. J’ai même pensé « si jamais tu t’en sors pas, je couperai ta patte et je la garderai en collier autour de mon cou pour pouvoir la caresser encore ».
Puis c’était l’heure. J’ai quitté le banc avec mes traces de fientes sur ma veste. J’ai donné en tremblant mon chat au véto. Il m’a dit « appelez-moi à 17h pour savoir comment ça s’est passé ». je suis sorti sans me retourner vers la boite à chat (pour montrer au véto que j’étais un mec, un vrai, viril avec du poil partout). Et je suis rentré chez moi à pieds, si lentement que je me faisais doubler par des petites vieilles en déambulatoire.
J’ai attendu 17h comme une femme attend l’ouverture des soldes. Tout s’est mis à tourner autour de moi. Je me suis posé des tas de questions : « Comment je vais faire sans lui ? » « Qu’est-ce que je vais devenir ? » « Est-ce que je lui ai assez dit que je l’aimais ? » « Mais pourquoi je l’ai frappé il y a 7 ans quand il a chié sur ma déclaration d’impôt ? J’aurais pas dû le frapper !» « Mais bon sang pourquoi le samedi soir il n’y a rien à la télé ? ». Puis j’ai composé le numéro du véto.
A suivre…
29 juin 2008
Le monstre de Vénus
La première fois que j’ai vu Tantor, bon déjà il ne s’appelait pas encore Tantor (il était destiné à finir dans les bras d’une fille donc il aurait été nommé Réglisse, Poupoune, Bidou, Moumour, ou autre sobriquet débile que les filles donnent aux chats très virils pour les humilier) bon j’en étais où ? Oui la première fois que j’ai vu Tantor, il jouait avec une boulette de papier sur le parquet. Il envoyait la boulette devant lui et attendait qu’on lui renvoie et si on lui renvoyait, il sautait en l’air pour attraper la boulette en vol tel un gardien de but.
Depuis j’ai déjà vu d’autres chats jouer également à la boulette, certains même rapportant la boulette dans la main de leur maître et d’autres encore qui jonglaient avec 4 boulettes tout en faisant des claquettes.
Mais le jeu préféré de mon chat, ça a toujours été la chasse au rond de lumière de la lampe de poche.
Je me souviens de la première fois que Tantor a vu ce fameux rond de lumière. Il a tellement ouvert les yeux que j’ai vraiment cru qu’ils allaient sortir de leurs orbites et rouler sur ma moquette. Tantor a eu divers tic nerveux des oreilles, il a ensuite fait bouger sa queue de droite à gauche à toute vitesse sur la moquette, puis il s’est jeté en hurlant sur le rond de lumière. Il a donné des tas de coups de pattes sur ce fichu rond de lumière qu’il n’arrivait pas à attraper.
J’ai évidement déplacé le rayon de ma lampe de poche partout dans mon studio. Et j’ai ri aux larmes en regardant mon chat courir dans tous les sens à la poursuite de cette satanée lumière. J’ai fait galoper Tantor sur les murs et les meubles. Je l’ai baladé comme ça partout chez moi pendant au moins un quart d’heure. Puis je l’ai vu s’essouffler et s’allonger épuisé. Alors par respect pour lui j’ai éteint la lampe de poche.
Le lendemain, Tantor me regardait en train d’installer des tas de trucs dans le studio. J’ai mis des obstacles, des petits ponts à bascules, une échelle, un trapèze au dessus de pics, et même des cerceaux enflammés. Tout était maintenant prêt pour le grand show de tantor, alors j’ai invité des amis à venir assister au spectacle.
J’ai mis des piles neuves dans ma lampe de poche, j’ai fait un signe de croix, et j’ai dirigé Tantor sur tout le circuit.
Puis les pompiers sont venus éteindre ma moquette (à cause du cerceau enflammé que Tantor avait fait tombé) et mes amis sont partis l’air bizarre.
Quelques jours plus tard j’ai invité d’autres amis à venir voir un nouveau spectacle (mes précédents amis avaient refusé de me voir tant que je torturais mon chat, il parait que je suis dingue).
Alors là j’ai annoncé à mes amis qu’ils allaient voir un monstre tout droit venu de l’espace, un monstre vénusien si effrayant qu’il était bien possible qu’ils s’évanouissent de terreur …
Et là j’ai ôté le tissu qui couvrait la boite à chat qui était au milieu de mon salon. J’ai ouvert la grille de la boite à chat. Et le monstre est sorti. C’était une sorte de créature à poils noirs et à tête verte, avec une longue trompe verte également qui traînait par terre. De gros yeux globuleux menaçants suivaient le rayon lumineux de ma lampe de poche. J’ai ainsi déplacé le monstre dans toute la pièce devant mes amis.
Puis mes amis sont partis (je ne les ai jamais revus).
Alors j’ai ôté la chaussette verte de la tête de mon chat (chaussette sur laquelle j’avais scotché des balles de ping-pong pour faire les yeux). Et pendant qu’il ronronnait, je l’ai caressé et je lui ai dit « c’est très bien, je suis fier de toi mon petit monstre de l’espace ». Et il a eu droit à une double ration de croquettes et de pâtée.
Petit conseil : ne faites pas comme moi pendant mes répétitions. Ne mettez jamais une vieille chaussette usagée sur la tête de votre chat (car depuis, Tantor est asthmatique).
09 juin 2008
Tantor dans la forteresse de l’enfer
Le soir quand je rentrais du boulot, j’avais pour habitude de siffler depuis le bas de ma rue. Et je voyais ensuite mon chat Tantor arriver en galopant avec sa queue bien dressée en signe d’amour pour moi (car je possédais le savoir suprême : remplir sa gamelle de pâtée et son assiette de croquettes).
Un soir j’ai eu beau siffler comme un malade (j’ai même dû montrer mes papiers d’identité à des policiers qui passaient par là et qui croyaient que je tapinais) et bien Tantor ne venait pas.
J’ai donc parcouru tout le quartier avec une boite de croquettes que je secouais de toutes mes forces dans l’espoir que Tantor entende et qu’il arrive (mais ce fut les mêmes policiers qui sont venus et qui m’ont demandé gentiment, avec leurs matraques, de rentrer chez moi).
Je suis donc rentré chez moi, tout inquiet.
J’imaginais des tas de trucs bizarres : mon chat empoisonné par la voisine d’en face (celle qui en avait marre de le voir faire ses besoins dans ses rosiers), mon chat enfermé dans une poubelle par des malades et il allait finir broyé dans le camion des éboueurs, mon chat poursuivi pendant des kilomètres par un chien fou, mon chat adopté par un membre d’une secte satanique, mon chat en train d’être cuisiné dans le restau chinois qui venait d’ouvrir pas loin de chez moi…..
Et tout à coup, vers 2h du matin, j’ai entendu un miaulement dans la rue….un tout petit miaulement.
Je suis descendu en courant et j’ai entendu que les miaulements venaient d’une cave protégée par une plaque métallique. Pour être sûr que c’était bien Tantor, je suis remonté chez moi chercher une boite de pâtée pour chat et une cuillère. Ensuite j’ai tapé sur la boite de pâtée devant la cave fermée. J’écoutais ensuite l’oreille collée sur la plaque métallique pour essayer de reconnaître les miaulements typiques de mon chat quand je l’excite avec une boite de pâtée (bien évidemment je n’ai pas entendu les policiers qui me regardaient depuis 5 minutes en train de taper sur la boite avec ma cuillère, mais ils se sont contentés de faire « tsss tsss » et de partir en secouant la tête).
J’ai finalement reconnu mon chat. Il était donc coincé dans la cave de la maison militaire à coté de chez moi (là où vivait un général, derrière des murs de 3 mètres de haut avec barbelés et caméras de surveillance). J’ai donc couru à l’entrée et j’ai sonné. La porte d’entrée s’est ouverte et un soldat se tenait au garde à vous devant moi, croyant au retour du général. Quand il a finalement posé les yeux sur ma tête d’abruti puis sur ma boite de pâté sur laquelle je continuais de taper nerveusement, le soldat s’est mis à me hurler dessus. Je ne sais pas pourquoi il n’a pas voulu que je rentre dans la battisse à 2h30 du matin pour aller chercher mon chat dans la cave. Il m’a ordonné de revenir demain matin.
J’ai donc attendu 9h00 pour aller oser sonner de nouveau chez les militaires (j’avais laissé ma boite de pâtée chez moi). Un soldat gradé est venu me voir à l’entrée, il a écouté mon histoire de chat dans la cave et m’a dit « c’est impossible, votre chat n’a pas pu passer le poste de garde, ni ouvrir les 2 portes avant d’atteindre l’entrée de la cave ». J’ai donc insisté. Et le gradé est parti vérifier la cave, puis il est revenu me dire « non, la cave est vide, désolé monsieur, je ne peux rien faire pour vous ». Et gentiment la porte me fut claquée au nez.
J’étais furieux, j’avais la ferme intention de revenir avec ma cuillère et ma boite de pâtée pour faire du bruit devant les militaires jusqu’à la libération de mon chat….mais finalement je suis rentré chez moi tout triste, ne sachant comment sauver Tantor.
Je me suis dis que me rouler en boule sous ma couette et pleurer ne servirait à rien, donc il fallait trouver une solution, et vite. A tout hasard j’ai appelé les pompiers : « bien sûr monsieur si votre chat est coincé dans une cave nous pouvons intervenir pour ouvrir la porte de la cave, où se trouve cette cave ?…Quoi ?! Chez les militaires !? Non monsieur nous ne pouvons rien faire ! Débrouillez vous avec eux ! ».
Je ne savais toujours pas quoi faire, alors je suis retourné tout de même voir les militaires. Je me suis retrouvé devant le même gradé qui a tout de même finalement fait baisser les fusils qui me tenaient en joue. Et j’ai bluffé « j’ai appelé les pompiers et ils m’ont dit qu’ils viendraient chercher mon chat si vous ne me laissez pas aller le récupérer ». j’ai fermé les yeux quand j’ai vu les fusils se relever dans ma direction. Puis j’ai entendu « très bien, vous avez 15 mn pour prendre votre chat. Le général doit partir dans 15 mn, si vous êtes encore à l’intérieur tant pis pour vous, nous avons ordre de fermer les portes jusqu’à son retour. Suivez moi ». j’ai donc passé le poste de garde, les deux portes, puis je suis descendu à la cave sombre derrière le gradé qui me dit « vous voyez bien votre chat n’est pas là ».
J’ai donc sifflé et mon chat est venu vers moi en galopant, la queue toute dressée d’amour pour la boite de pâtée dont le bruit résonnait encore dans la cave.
Je suis alors sorti de chez les militaires avec mon chat sur mon épaule qui miaulait comme un taré.
Un voisin m’a raconté plus tard ce qu’il avait vu la veille. Mon chat dormait sur le mur de mon immeuble. Une camionnette a manœuvré vers le mur, et mon chat en a profité pour monter sur son toit. Puis la camionnette s’est garée contre le mur des militaires, et mon chat a pu sauter derrière les barbelés.
Dans l’après midi j’ai entendu le général hurler « Mais qui a chié dans mes rosiers !!??? Trouvez moi le responsable !!! »
19 octobre 2005
Tantor, roi de l'évasion !
Tout le monde sait bien que le chat peut disparaître en un clin d'oeil. Par exemple on se baisse pour ouvrir la boite de transport du chat et hop, le chat qui dormait tranquillement sur le fauteuil, a mystérieusement disparu. (faut dire que chaque année son maître se met à siffloter nerveusement tout en mettant des gants rembourrés de jardinage, gants destinés à pousser le chat dans sa boite chez lui, puis à le tirer hors de la boite chez le vétérinaire)(le chat donc, élevé aux réflexes conditionnés russes, réagit maintenant aux sifflements nerveux, et disparäît)
Tout le monde connaît le seul truc qui peut faire réapparaître un chat. Le truc est très simple : il suffit d'ouvrir le frigo et hop, paf, le chat est à coté de vous. (une fois j'ai enregistré le bruit du frigo qu'on ouvre et j'ai passé l'enregistrement à mon chat alors qu'il dormait paisiblement dans la cour de l'immeuble. Hahahaha cette crise de rire quand il est parti en courant à la vitesse du son, mais le son n'ouvre pas les portes de l'immeuble, donc paf assommé contre la porte. Je n'ai pas pu me retenir de recommencer à lui faire entendre l'enregistrement, donc re-paf. Comme je ne suis pas ignoble j'ai vite arrêté de jouer à ce jeu....au bout de 17 pafs.)
Je me souviens de la première disparition de mon chat. il était tout petit. C'était la première fois que je le laissais seul dans mon appartement. Pendant toute la journée j'imaginais au boulot toutes les bêtises qu'il pouvait faire en mon absence : déchirer toutes mes bédés, chier sur mes bédés, ranger dans le désordre mes bédés, vendre mes bédés sur e-bay.....J'ai donc rapidement posé mon après-midi de congé et je suis rentré plus vite que le métro en courant. J'ai ouvert la porte et j'ai cherché le chat du regard. Pas de chat en vue. Rien. Pas un bruit. J'ai couru vers mes bédés, et elles étaient intactes. J'ai ensuite cherché mon chat. J'ai tout déplacé. J'ai ouvert les tiroirs, soulevé les meubles, vidé les cartons, fouillé chaque poche de vêtement, mais rien de rien. Je n'y croyais pas, c'était impossible, mais mon chat avait purement disparu. Je commençais à devenir fou : j'ai ouvert le frigo en tremblant de peur, j'ai ôté la housse du fauteuil et j'ai pris un cutter pour découper mon matelas....Quand j'ai entendu un grattement venant de dehors. Mon chat était dans le couloir. Il était passé entre mes jambes quand j'avais ouvert la porte en entrant.
Depuis mon chat porte un collier électrique qui se déclenche à distance d'une simple pression sur mon boîtier de télécommande. Et j'entends tout le temps son miaulement quand j'appuie sur le boîtier. Même si mon chat est super loin.
01 octobre 2005
L'aspirateur
J'ai découvert au bout de 6 mois que mon chat détestait l'aspirateur (oui je sais, à l'époque je ne rangeais ou nettoyais chez moi que très rarement)(sous mon lit, on pouvait trouver des moutons de poussière aussi confortables qu'un pouf)
Donc pour en revenir à ce merveilleux chatouninounet qu'est Tantor, j'ai vite remarqué qu'il avait un peu peur de mon aspirateur en marche.
J'avais enfin trouvé une VRAIE utilité à l'aspirateur acheté par ma mère. Si Tantor faisait une bétise (du style se jeter sur mon orteil qui dépassait innocemment de la couette), tout de suite je mettais en marche l'aspirateur. (c'était tout de même mieux comme punition que de le frapper avec un bottin comme le faisais les premiers mois, non?)
J'ai rapidement placé l'aspirateur à coté de mon lit, comme ça je pouvais punir le chat sans avoir à me lever. D'un doigt je pouvais infliger de loin une terrible souffrance sonore à mon chat. J'étais son Maître, maintenant je devenais son Dieu. Un Dieu capable de le punir d'un seul doigt en appuyant sur le bouton du terrible aspirateur.
Si mon chat avançait tel un cougar en chasse, vers mon orteil, hop, un coup d'aspirateur.
Si mon chat grattait la moquette, hop, un coup d'aspirateur.
Si mon chat commençait une sculpture sur canapé, hop, un coup d'aspirateur.
Si mon chat se mettait en place sur sa caisse à caca, hop, un coup d'aspirateur. (mais là, c'était parce que ça me faisait rire de le voir sauter en l'air de trouille en faisant caca)
Bon évidemment j'ai vite exagéré. J'ai organisé des tournois avec des amis chez moi. On faisait des paris sur le temps qu'on pouvait tenir Tantor au-dessus de l'aspirateur en marche (toute larme étant éliminatoire). (vous pouvez reconnaître mes potes de cette époque, ils portent encore des cicatrices jusqu'aux coudes, comme s'ils avaient mis leurs avant-bras dans une moissonneuse-batteuse)
Qu'est-ce qu'on a pu rire en épongeant tout le sang dans mon appartement. Mais j'ai arrêté les paris stupides quand on m'a fait remarquer que mon chat avait l'air d'avoir vieilli de 10 ans (il avait déjà des poils blancs sur les tempes).
Depuis je n'ai plus jamais utilisé d'aspirateur, par respect pour mon chat. De toute façon c'était trop tard : Tantor tremblait de peur face à mon aspirateur (même éteint). De plus, chaque morceau de mon aspirateur lui faisait peur également : le tuyau noir, les embouts noirs, les balayettes noires...et même n'importe quel truc noir qui pouvait traîner chez moi (j'ai vu mon chat hurler à la mort devant un bout de réglisse).
Faut pas croire non-plus que j'ai torturé mon chat tout le temps, non! Des fois je laissais mon chat s'amuser tranquillement. D'ailleurs son jeu préféré de tous c'était quand je posais un grand sac en carton ouvert sur le sol. Tantor se précipitait pour se mettre dans le sac et il restait dedans à se reposer paisiblement....
....jusqu'au moment où je jetais dans le sac un embout de l'aspirateur.
23 juillet 2004
La dent
Un soir mon petit chat est venu vers moi en ronronnant (chose très rare donc à tout hasard je me suis protégé derrière un oreiller flairant un piège).
Il resta immobile et me regarda avec ses yeux d'ahuri.
C'est là que j'ai vu une de ses dents qui dépassait.
J'ai touché la dent du bout du doigt et elle bougeait.
On voyait nettement un peu de sang vers la gencive.
Le petit chat ronronnait plus fort.
j'ai tiré un peu sur la dent, et elle m'est restée dans les doigts.
J'en suis alors arrivé à la conclusion épouvantable : mon chat allait perdre toutes ses dents !!!!!!

Là j'ai vu défiler dans ma tête les différents avenirs qui m'attendaient :
J'ai vu les flics débarquant en cassant la porte et m'injuriant en me menottant. "Espèce d'ordure ! Frapper un petit chat !"
J'ai vu ma mère pleurer lors du procès et de l'annonce de la peine maximum de 25 ans assortie d'une condamnation à mort en place publique et de la destruction des habitations de ma famille, de mes amis, des vagues connaissances et de ceux que j'avais croisé dans le bus le matin du crime...
J'ai vu aussi une drôle de vie qui m'attendait, où je devais mâcher la nourriture de mon chat et lui régurgiter le tout dans sa gueule.
Alors j'ai fait ce que tout homme ferait dans une telle situation : j'ai appelé ma mère.
Je lui ai tout raconté en sanglotant et en reniflant.
Elle m'a dit de me calmer et qu'elle me rappelait.
Deux minutes plus tard, elle rappela en effet.
Ma mère avait eu le vétérinaire au téléphone qui lui avait dit que "c'est normal, Madame, tous les chats perdent leur dents de lait, non ce n'est pas grave, oui comme les enfants, c'est ça au revoir, Madame, et laissez moi travailler maintenant merci !"
Elle me raya de son testament pour la honte qu'elle venait de subir.
J'ai toujours la dent de mon chat, encadrée.
Et maintenant, j'ai bien compris la leçon, lorsque mon chat arrive avec une jambe à moitié arrachée, je ne m'affole plus, je sais que c'est pas grave, comme pour un enfant.



















